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  • 9
  • 2018
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Lorsque l’on s’entraîne depuis plusieurs années, il est normal d’avoir des points faibles en musculation.

Beaucoup de questions se posent alors : Peut-on accentuer leur développement ? Comment réorganiser son entraînement ? Qu’est ce qu’un physique équilibré ? Et surtout peut-on rattraper un point faible en musculation ?

Laissez-moi vous expliquer.

1 – Les points faibles en musculation – Définition

Avant toute chose, sachez que très peu d’individus n’ont pas de points faibles en musculation.

En général, ce sont les meilleurs culturistes professionnels qui sont ainsi faits pour la pratique de cette activité.

En dehors de ces exceptions, nous avons tous des points faibles en musculation et ceux-ci se matérialisent pas un manque de développement en regard des muscles autour.

Les muscles agissant de concert sur la majorité des exercices, il y a une compétition entre chacun et un seul en profite vraiment.

Si je prend mon exemple personnel, en faisant du développé couché, je prends surtout des pectoraux, très peu des deltoïdes et encore moins des triceps.

Mais cela ne suffit pas à définir ce qu’est un point faible en musculation.

En effet, il s’agit d’un muscle que l’on travaille véritablement avec les bons exercices pour lui, en fonction de sa morpho-anatomie (Plus d’informations), et qui malgré tout ne se développe pas à la même vitesse que les autres muscles.

réaliser son programme en musculation

Il s’en suit alors un déséquilibre visuel.

Distinguons donc le faux point faible qui n’est pas vraiment travaillé comme il faut du vrai point faible qui est toute la cible de cet article.

2 – Les points faibles en musculation – Qu’est-ce qu’un physique équilibré ?

La définition d’un physique équilibrée, du physique idéal n’est pas la même pour tous.

Si on se réfère aux idéaux qui étaient la norme dans les années 1950-1960, il était dit d’après Marcel Rouet, un précurseur français dans le milieu de la musculation, qu’une personne équilibrée avait le même tour de cou que de bras et que de mollets.

Aujourd’hui, cela semble quasiment impossible quand on sait que le cou n’est jamais réellement travaillé en dehors des sportifs qui en ont besoin dans leurs pratiques sportives comme les rugbyman, que les bras sont travaillés à outrance et que les mollets sont négligés, en dehors de toute considération du potentiel que l’on aurait à ce niveau et qui est très disparate en fonction des individus.

Nous assistons donc à une démesure des bras en comparaison de ces deux autres groupes musculaires.

Un physique équilibré n’a pas à avoir la même définition pour tous.

En effet, la morpho-anatomie avec ses différentes catégories (Pour en savoir plus) permet d’expliquer que chaque individu a son propre équilibre et qu’il ne pourra jamais être celui de son voisin.

C’est pourquoi, tout comme les goûts et les couleurs, un physique équilibré dépend des aspirations de chacun et non d’une norme universelle.

Par exemple, un individu de type Gorille ne pourra jamais (cf plus bas) avoir des pectoraux à la hauteur de ces deltoïdes et triceps.

analyse morpho-anatomique

Chacun doit donc trouver sa propre définition du physique équilibré.

3 – Les 3 principales causes des points faibles en musculation

Les principales causes des points faibles en musculation sont :

  • L’amnésie musculaire
  • La morpho-anatomie
  • Les antécédents sportifs

L’amnésie musculaire se définit par la perte de la possibilité d’activer un muscle quand il devrait l’être.

La plus connue est l’amnésie musculaire des fessiers, qui à force d’être compressé par la position assise, en arrivent à ne plus se contracter lorsque nous en avons besoin, par exemple, lorsque l’on fait du Squat et du Soulevé de terre.

Nous nous retrouvons alors avec le « cul mou » en position debout.

Outre les risques accrus de tassement vertébral, cette amnésie explique par l’absence de contraction musculaire et donc de travail qu’un muscle ne se développe pas malgré, sur le papier, en théorie, des exercices qui le solliciterait.

Cela n’est pas réservé qu’aux muscles fessiers, tous les muscles peuvent en être atteint à divers degrés (souvent moindre, heureusement).

Celle-ci est accentuée par la présence d’une mobilité non en rapport avec les mouvements utilisés pour développer tel ou tel muscle.

Un exemple frappant est le manque de mobilité des muscles deltoïdes qui empêchent le recrutement des pectoraux sur les exercices de développés (Plus d’informations). Cela est caractéristique d’une posture avec les épaules en avant dite du boxeur.

avoir de gros pectoraux

Ainsi, dès que la barre ou les haltères descendront (phase négative), ces premiers seront étirés et sollicités en priorité car l’étirement est un facilitateur en terme de recrutement musculaire.

L’amnésie musculaire peut encore être accrue par le manque de renforcement des muscles agonistes. Dans notre exemple, le manque de force des trapèzes moyens et inférieurs empêcheraient l’articulation de l’épaule d’être correctement placée dans les exercices de développés et ne permettraient alors pas de bien solliciter les pectoraux. Cela serait encore les deltoïdes ou les triceps qui feraient la majeure partie du travail, en dehors de toute considération morpho-anatomique.

En effet, la morpho-anatomie de chacun détermine des facilités et des difficultés de développement de la force et de prise de masse musculaire.

En fonction de notre longueur osseuse et musculaire (Cf cet article), nous ne sommes pas égaux.

La longueur de chaque muscle est le facteur le plus déterminant. Cela est facile à comprendre : Un muscle long a plus de potentiel car il y a « plus de muscle » à la base à exploiter à l’inverse d’un muscle court.

De plus, les différentes longueurs musculaires et notamment en rapport avec les muscles agonistes déterminent les amplitudes à utiliser et les exercices à faire en priorité pour développer ses muscles.

A moins de faire partie des exceptions, nous faisons tous l’erreur de faire les meilleurs exercices admis par tous les « pseudo-spécialistes » avant de nous rendre compte que cela ne fonctionne pas sur nous et que cette catégorie d’individus doit surtout ses résultats à la chance (Merci la génétique – Cf cet article) et/ou aux produits dopants qui font absolument tout ou presque comme en témoigne Marc :

C’est pourquoi il est plus qu’important de réaliser son analyse morpho-anatomique après avoir passé le niveau débutant, c’est à dire le niveau Silver du Club SuperPhysique afin d’adapter au mieux son entraînement à soi (Plus d’informations).

A savoir qu’on ne peut modifier la longueur d’un muscle ou d’un os sauf graves blessures.

Enfin, les antécédents sportifs jouent un rôle majeur dans ce que l’on appelle l’apprentissage moteur.

L’apprentissage moteur peut être défini en musculation par la capacité de notre système nerveux à « trouver le chemin » pour se faire contracter en muscle.

Plus nous répétons un geste et une sollicitation musculaire, plus celle-ci s’en retrouve facilité.

En concordance avec les deux facteurs précédents, il prédispose à des facilités qui sont surtout dû aux antécédents sportifs, c’est à dire aux activités sportives que l’on a pratiqué durant sa jeunesse, enfance et adolescence, qui sont les périodes les plus propices à la mise en place d’automatisme et à la création de potentiel.

C’est la fameuse règle des 10 000 heures qui consistent à dire qu’il faut atteindre, en moyenne, ce nombre d’heure pour devenir « expert » dans un domaine.

Ainsi, il arrive que morpho-anatomiquement, on puisse ne pas être doué pour un muscle mais que cela soit compensé complètement par une longue sollicitation durant nos jeunes années.

Ces 3 facteurs agissent donc de concert.

4 – Les points faibles en musculation – Comment les développer ?

En théorie, il est toujours possible de rattraper ses points faibles en musculation.

La première étape est de complètement revoir la répartition de son entraînement et de le réorganiser afin de laisser un maximum de chance à celui-ci de ne pas être gêné par les muscles agonistes (Cf la compétition de recrutement vu plus haut).

Par exemple, si nous avons un point faible pectoraux, on n’hésitera pas à travailler les deltoïdes et les triceps après ces premiers dans la même séance, même si nous avons que cela n’est pas idéal pour développer ces derniers.

Il faut donc accepter de réduire l’entraînement de ses points forts, souvent des muscles agonistes, voir carrément de ne plus les travailler de manière directe.

Cela permettra une meilleure récupération et surtout d’être vraiment en pleine possession de ses capacités au moment de travailler son ou ses points faibles en musculation.

Nous en avons rarement conscience mais nous sommes rarement avec nos pleines possibilités à chaque séance. La répartition de notre entraînement dans la même n’est qu’une histoire de compromis en fonction de ses objectifs principaux.

La deuxième étape est de faire les bons exercices pour soi, à la bonne amplitude et en changeant drastiquement sa manière de s’entraîner.

Alors qu’habituellement, nous chercherions à progresser le plus rapidement possible sur la tension mécanique (Cf article sur la surcharge progressive en musculation), il faut envisager le travail d’un point faible en musculation comme un travail de longue haleine, de fond.

Il faut développer ce que John Parillo appelle « La Densité Cardio-Musculaire« , c’est à dire un mélange d’apprentissage moteur et de développement du réseau vasculaire locale.

Cela se fait par l’utilisation de séries longues, 20 répétitions par série au minimum, pouvant aller jusqu’à 100 (Cf mon expérience à ce sujet).

On cherchera alors à avoir un temps sous tension le plus long possible, autrement dit à accroître le stress métabolique.

Il faut également savoir que la vitesse des répétitions, tout comme la longueur des séries donc, influent fortement sur le recrutement musculaire.

En règle générale, les points faibles en musculation ne sont pas des muscles comprenant un haut pourcentage de fibres dites « rapides ». Autrement dit, l’utilisation de mouvement « explosif » dans l’intention ne permet pas de bien les solliciter ce qui est un des fondamentaux de l’entraînement lorsque l’on est un pratiquant naturel de musculation (Cf le le livre « Le Guide de la musculation au naturel »).

C’est pourquoi durant cette phase, je vous recommande particulièrement de ralentir vos répétitions et d’éviter tout « élan ». C’est en ce sens que des techniques d’entraînement comme le Superslow peuvent, pour une fois, être utiles.

Je vous recommande également d’utiliser l’unilatéral quand cela est possible, c’est à dire de solliciter un côté à la fois car cette technique d’intensification permet de réduire le déficit de force bilatéral, autrement dit la perte d’influx nerveux qui est présente lorsque l’on sollicite les deux côtés en même temps.

Cela vous permettra d’utiliser plus de poids et surtout d’avoir une meilleure concentration et localisation musculaire, quand son utilisation ne rend pas le mouvement instable et dangereux.

Enfin, ayez en tête que ce travail de fond est temporaire et ne doit pas durer ad vitam aeternam.

Celui-ci doit vous permettre de capitaliser ensuite sur un travail avec l’utilisation de cycle de progression (Cf cet article) centrée sur une augmentation plus rapide des poids que vous utilisez, seule façon de véritablement prendre du muscle.

Je vous recommande de réaliser un travail de fond de minimum 6 mois.

5 – Les points faibles en musculation – Peut-on vraiment les rattraper ?

La question de savoir si l’on peut rattraper ses points faibles en musculation est légitime.

Nous avons tous des exemples dans notre entourage de personnes qui ont rattrapé de faux points faibles comme c’était le cas de mes deltoïdes durant mes premières années d’entraînement que je négligeais allègrement, croyant à tort, d’après les « pseudos-spécialistes » que le développé militaire était l’exercice de « base » pour muscler ses épaules (Cf article « Le meilleur exercice pour les épaules en musculation« ).

Mais qui a, sans dopage, réussi à rattraper véritablement ses vrais points faibles en musculation ?

La première problématique est génétique. Si l’on n’est pas vraiment fait pour un muscle, c’est à dire que l’on a ni les leviers osseux (longueurs des différents segments), ni la longueur musculaire pour, nous partons avec un handicap irratrapable, quoi que nous fassions.

Deux exemples sont particulièrement frappant : Les mollets (jumeaux) et les avant-bras (fléchisseurs du poignets et surtout Long-supinateur autrement appelé Brachio-radial).

C’est là où il existe le plus de disparité en terme de réponses à l’entraînement. Certains n’ayant jamais entraîné ni l’un, ni l’autre y ont des muscles surdéveloppés tandis que d’autres, s’acharnant dessus semaine après semaine, mois après mois, n’en ont même pas la moitié en terme de volume musculaire.

D’ailleurs, un des signes du potentiel est précisément la taille de ces « muscles » avant même de commencer à s’entraîner en musculation.

La deuxième problématique concerne l’âge auquel on s’attarde à essayer de développer ses points faibles en musculation.

Plus on est âgé et plus cela devient difficile, moins cela devient possible. Pourquoi ?

Tout simplement à cause de la règle des 10 000 heures, sans oublier le fait que l’on « apprend » mieux, que l’on profite mieux d’un travail de fond quand on est jeune.

C’est pourquoi les séries très longues afin de rattraper un manque d’antécédent musculaire durant sa jeunesse fonctionne de moins en moins à mesure que l’on vieillit. Nos capacités d’apprentissage diminuent avec les années.

Enfin, la troisième problématique concerne le niveau que l’on a. Il n’est pas possible, faute d’avoir développé son sens musculaire, c’est à dire la conscience de son corps, notamment en rapport avec ses connaissances anatomiques, de s’attacher à un travail de fond car celui-ci manquera de précisions.

Souvent, quand on atteint le stade où cela devient possible d’essayer de rattraper ses points faibles en musculation (Entre le niveau Silver et Gold du Club SuperPhysique), cela fait déjà de longues années que l’on s’entraîne et il devient difficile de désapprendre pour réapprendre, même psychologiquement étant donné qu’il va falloir alléger fortement ses barres.

C’est pourquoi dans de nombreux cas, si ce n’est la majorité, tenter de développer ses points faibles en musculation est une perte de temps et les résultats que l’on peut espérer de la mise en place de stratégie destiné à y arriver amène peu de résultat.

Mon expérience sur le sujet m’amène à penser que l’on a ses vrais points faibles pour la vie que l’on n’arrive jamais à vraiment développer comme on voudrait mais encore faut-il savoir les différencier des faux points faibles (cf plus haut) ce qui amène une lueur d’espoir car nous n’en avons finalement que très peu.

6 – Les points faibles en musculation – Exemple de programme

Ceci est un exemple de programme pour rattraper un point faible en musculation qui serait les pectoraux.

Nous pouvons imaginer que la personne est de type morpho-anatomique sauterelle (Pour déterminer votre type) ce qui aide afin de déterminer les meilleurs exercices pour soi.

Ce programme est bien évidemment à adapter (Plus d’informations).

réaliser son programme en musculation

 Lundi 
 Mobilisations articulaires 5 minutes
 Développé décliné 4 séries de 8 à 12 répétitions
 Développé couché avec haltères 4 séries de 8 à 12 répétitions
 Écarté à genou à la poulie vis à vis haute 3 séries de 15 à 30 répétitions
 Rowing assis à la machine coudes ouverts 4 séries de 8 à 15 répétitions
 Barre au front avec barre EZ 4 séries de 10 à 20 répétitions
 Extension des triceps à la poulie haute en pronation 4 séries de 10 à 20 répétitions
 Gainage abdominal – Planche 4 séries de 1 minute
 Étirements 5 minutes
 Mardi
 Mobilisations articulaires 5 minutes
 Presse à cuisses 4 séries de 8-12 répétitions
 Fentes à la Smith machine 4 séries de 10-15 répétitions
 Leg curl assis 4 séries de 8-12 répétitions
 Extension au banc à lombaires à 45° 4 séries de 10-15 répétitions
 Mollets à la presse à cuisses 4 séries de 10-15 répétitions
 Crunch 4 séries de 1 minutes
 Enroulement de bassin 4 séries de 10 à 15 répétitions
 Étirements 5 minutes
Jeudi
 Mobilisations articulaires 5 minutes
 Dips prise large 4 séries de 8-12 répétitions
 Développé couché partiel 4 séries de 8-15 répétitions
 Ecarté assis à la machine 3 séries de 15-20 répétitions
 Élévation latérale avec haltères 4 séries de 12-30 répétitions
 Développé avec haltères 4 séries de 10-15 répétitions
 Rowing allongé à la poulie basse avec la rode 4 séries de 8-12 répétitions
 Gainage obliques 4 séries de 1 minutes
 Étirements 5 minutes
Vendredi
 Mobilisations articulaires 5 minutes
 Traction à la poulie haute prise large devant 4 séries de 8-12 répétitions
 Rowing à un bras avec haltère 4 séries de 8-15 répétitions
 Rowing assis à la poulie basse sur banc incliné en prise neutre 4 séries de 8-15 répétitions
 Curl incliné 4 séries de 10-20 répétitions
 Curl pupitre à un bras 4 séries de 10-20 répétitions
 Isométrie au banc à lombaire 4 séries de 1 minutes
 Étirements 5 minutes

Ps : Ayez en tête qu’en deçà de 4 séances d’entraînement par semaine, il est pratiquement impossible et inutile, en regard de mon expérience de coach depuis 2006, c’est à dire de plusieurs milliers d’élèves de coaché, de réorganiser son entraînement pour tenter de rattraper ses points faibles en musculation car il faut au minimum une fréquence d’entrainement de deux fois par semaine pour votre point faible.

7 – Les points faibles en musculation – Les erreurs à ne pas faire

Lorsque l’on souhaite rattraper ses points faibles en musculation, il faut comprendre qu’on ne peut continuer ce que l’on faisait et en attendre un résultat différent.

C’est pourtant l’erreur que font beaucoup de personnes à commencer par croire que l’on peut continuer à s’entraîner à fond sur l’ensemble de ces muscles pour progresser sans réorganiser son programme.

Nos points forts sont des muscles qui vont se développer normalement en progressant. Or, nous avons un potentiel de développement musculaire et de mon expérience, quand nous avons atteint pratiquement l’essentiel de celui-ci, il y a encore moins de « chance » de pouvoir développer ses points faibles.

C’est pourquoi il faut absolument réduire le travail de ses points forts au bon moment si l’objectif prioritaire est de rattraper ses points faibles en musculation.

Il faut également avoir conscience que le travail de fond est un passage obligé qui va ensuite pouvoir être exploité par un travail de progression.

Ce n’est pas celui-ci en tant que tel qui permet de vraiment prendre du muscle, même si dans le cas où ce serait comme la première fois où vous travailleriez un muscle, celui-ci va grossir, mais le travail futur via l’utilisation de cycle de progression adapté.

C’est pour cela qu’il ne faut pas être pressé car modifier ses automatismes, c’est à dire améliorer son recrutement moteur (Pour en savoir plus sur l’apprentissage moteur) demande du temps et cela ne se fera pas en quelques semaines.

On parle d’au minimum 6 mois de travail de fond si ce n’est un an, d’autant plus que cela n’est possible qu’à partir d’un certain niveau.

C’est pourquoi une autre erreur est de vouloir se consacrer trop tôt au rattrapage de ses points faibles en musculation qui ne peut se solder que par un échec.

De nombreux débutants ne voient que cela et orientent alors leurs entraînements afin de tenter de les rattraper quand il ne s’agit, en fait, que d’empressement et de faux points faibles, de muscles qui se développeraient en choisissant correctement ses exercices en fonction de sa morpho-anatomie et en progressant dessus (Plus d’informations).

Si vous débutez, oubliez donc les points faibles en musculation pour l’instant.

Enfin, une dernière erreur est de ne pas tenir compte de l’équilibre de force qu’il doit y avoir de part et d’autres de nos articulations.

Par exemple, en mettant l’accent sur les pectoraux, en les travaillant plus fréquemment et en insistant dessus, il ne faut pas oublier de travailler suffisamment les muscles régissant l’épaisseur de son dos comme les trapèzes moyens et inférieurs afin de ne pas dégrader sa posture et alors avoir les épaules en avant la majeure partie du temps ce qui ne favoriserait pas un développement optimal de ces premiers.

La règle de base étant de faire deux fois plus de tirage que de développé et cela peut s’appliquer à toutes les articulations ou presque.

Dans le cas d’un rattrapage de points faibles en musculation, il faut donc s’assurer de faire au moins autant de travail de part et d’autre de nos articulations au minimum sans quoi le risque de blessure comme les tendinites et élongations sera accrue (Cf article « Comment guérir d’une tendinite en musculation ?« ).

8 – Les points faibles en musculation – Quelle alimentation adopter ?

Lorsque l’on souhaite rattraper ses points faibles en musculation, il convient de ne pas s’alimenter aléatoirement.

L’une des pires choses à faire est de se mettre au régime, en restriction kcalorique.

En effet, plus on a un niveau avancé, plus il est difficile de construire du muscle, encore plus sur les points faibles en musculation lorsque l’on mange moins que ses besoins (Déjà que cela est difficile lorsque l’on mange suffisamment naturellement).

C’est pourquoi la première règle est de ne pas être en sèche.

Je vous recommande d’être au moins à votre maintien kcalorique, surtout si cela fait plusieurs années que vous vous entraînez et que les gains du « débutants » sont loin derrière vous.

Le mieux est d’être en léger surplus kcalorique mais cela dépendra de votre taux de gras actuel car il n’est jamais bon d’être vraiment gras étant donné que nos cellules graisseuses, nos adipocytes secrètent des hormones afin de les aider à se remplir au moindre surplus de kcalories.

faire une prise de masse

De plus, à mesure que l’on vieillit, on supporte de moins en moins les excès, même minimes comme je l’explique dans mon article « Musculation après 40 ans« .

Du point de vue des compléments alimentaires, je vous conseille de consommer, seulement avant votre séance destinée à travaille votre point faible en musculation, la prise de vasodilatateur (Je recommande celui-ci) afin d’accroître la congestion localisée. Cela améliorera par là même le stress métabolique et la construction d’une meilleure densité cardio-musculaire pour un travail de « fond » plus efficace.

9 – Les points faibles en musculation – Conclusion

Le rattrapage des points faibles en musculation n’est pas une mince à faire et demande une totale réorientation de son entraînement sans garantie de succès.

C’est pourquoi la plupart des individus gardent les mêmes points faibles à vie quoi qu’ils fassent.

L’entraînement pour rattraper ses points faibles en musculation perd son caractère ludique de progression directe et visible sur les barres, il convient à chacun de décider ou pas d’accepter le potentiel que la nature lui a donné et d’agir ensuite en conséquence.

Je ne saurais que trop vous conseiller de ne pas y consacrer trop de temps pour la majorité pour vous concentrer sur les exercices et les muscles pour lesquels vous êtes doués et qui vous apporteront plus d’épanouissement.

En espérant vous avoir aidé à y voir plus clair.

Si vous souhaitez devenir mon élève, regardez cette vidéo.

rudy

A propos de Rudy

Rudy pratique la musculation sans produits dopants depuis plus de 13 ans et coach des centaines d'élèves chaque année. Il est aussi le fondateur des sites Superphysique.org, ClubSuperPhysique.org, Supermince.org et rudycoia.com.

20 commentaires

  1. Dur de te répondre Sebastien sans voir des photos de toi et ton niveau 🙂
    Participes sur les forums SuperPhysique.
    Quoiqu’il en soit, tout le monde peut progresser 🙂

  2. Bonjour, moi j’ai une question, j’ai un point faible un gros ce sont mes pecs. Je vous explique pourquoi. Pendant pret d’un an je me suis entraîné dans une salle que beaucoup connaisse, keep cool. Nous n’avions pas de développer coucher et aucune machine pour les pecs alors j’ai travaillé tout les autres muscle mais pas cella. Maintenant sa fait 5mois que je suis dans une salle avec développer coucher haltère et tout ce qu’il faut même si mes pecs se développer un peut par apport au reste du corps sa fait vraiment tache. A votre avis c’est un vrais point faible ou je vais réussir a avoir un jours de gros pecs?

  3. @kevin : Le fait d’être large d’épaules ne veux pas forcement dire pecs = point faible. cela veux seulement dire, pas les bons leviers pour travailler les pecs.
    Le point faible est plutôt un muscle court ou alors un muscle fainéant proche d’un muscle long qui lui fait tous le travail. ex : épaules en point fort, les pecs travail moins. Grand fessier en point fort, les ishio travail moins.
    Ensuite il y a le gros point faible. c’est un muscle court proche d’un point fort et pas les bon levier pour le travailler. oO Comme quelqu’un de large d’épaules avec des gros délto antérieur et les pecs court. C’est comme ça que je vois ça, après il peux y avoir d’autres facteur que je ne connais pas.

  4. Pas mal ta derniere photo Rudy.
    Par contre ta derniére phrase n’est pas trés encourageante, comme quoi un point faible restera un point faible… si on veut rester positif ça rassure pour ne pas forcer d’avantage.

  5. bonjour rudy

    Comment savoir si on a un vrai point faible? parce que moi aussi, a la base je suis etroit d’epaules (clavicule courte) avec une cage thoracique plus grosse puisque je prends tout dans les pecs!

    Je fais egalement des series de 100 pour mes epaules et pour les 3 faisceaux et ca gonfle ! donc j’ai quand meme espoir vu que tu y es arrivé =)
    Faut le faire aussi pendant 2 ans et si ca elles sont pas plus grosses, c’est que c’est un vrai point faible? Beaucoup de questions de lignes je sais bien mais je suis un peu perdu =s

    merci d’avance =)

  6. Sujet intéressant mais un peu controverse avec les articles “Super” car on ne comprends pas trop le sens de point faible.
    Alors pour toi, un point faible peut il être déterminé par sa longueur (muscle long/court)?

  7. Donc en fait on confond souvent muscle en retard (par manque de travail) et “vrai” point faible (sans potentiel a cause de la génétique). Moi il me semble que c’est les mollet mais n’est-ce pas plutôt un manque de travaille..? je ne sais pas vraiment l’avenir me le dira!

  8. Sujet super intéréssant! J’ai failli mettre un post là dessus sur le site de la team!
    Je suis même partisan de forcer encore plus sur les points forts car comme tu dis, il est quasi impossible de récuperer un “vrai” point faible. 30 ans que je m’acharne (ou pas) sur les mollets, j’ai tout essayé et ça grossit pas. C’est pas un gros point faible, je les entraîne 2 fois/sem mais c’est hyper frustrant vu le peu de résultats..
    Un point quand même, ne pas trop se désiquilibrer. j’ai arrêté de prendre du volume aux cuisses (gros point fort) au gros potentiel pour ne pas être difforme avec les mollets!  Cuisses de mamouth sur cannes de serin, c’est pas top!

  9. Ce n’était pas un vrai point faible mes épaules, c’est surtout pour ca que c’est venu 🙂

    Il y a des facteurs qui font que certains muscles sont irrécupérables.

    Deux autres articles sur la même thématique vont suivre, au moins. 🙂

    Sinon Marcel, on ne parle que de muscle ici, pas de force 🙂
    Tu manques sans doute de force de “tirage” et ca, il faut le travailler pour ta santé.

  10. Ce que tu dis va un peu à l’encontre des programmes “super” du coup, non?

    Dobnc pour tes épaules qui étaient ton point faible à tes débuts je crois, tu t’es juste contenté de les bosser une fois par semaine en séries de 100?

  11. Intéressant, mais dans le cas ou ces points faibles peuvent engendrer des problèmes ? Par exemple moi j’ai un gros retard du dos par rapport au reste, qui d’après mon ostéo est responsable de mes problèmes d’épaules car trapèze supérieur bien trop développé, pas d’épaisseur de dos et épaules en avant donc douleurs et conflit mécanique, il me conseille donc de travailler plus le dos durant 2 ou 3 mois, ne devrais je donc pas rattraper les dorsaux afin de rééquilibrer mon corps ? C’est pour comprendre merci.

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